Se faire repérer par les chasseurs de tête

Voici quelques conseils très concrets pour que les cadres dirigeants se fasse repérer.

(Article de CadreEmploi)


Ne pas attendre d’avoir "besoin" d’être repéré

Ce n’est pas une fois sur la sellette (voire en recherche d’emploi), que vous devez vous rapprocher d’un chasseur de tête. Ce serait trop tard. « Dès le début de sa carrière, un cadre, donc pas encore dirigeant, doit répondre aux sollicitations d’un chasseur de têtes. Et ce, même s’il est bien dans son entreprise et n’entend pas en partir. En vous rencontrant, le chasseur de têtes glane de précieuses informations sur votre secteur d’activité et sera vous en être reconnaissant plus tard », insiste Isabelle Mounier-Kuhn, directrice associée au sein du cabinet OasYs Consultants. Constituez-vous le plus tôt possible un groupe de 10/20 chasseurs de têtes que vous tiendrez régulièrement informés de votre évolution professionnelle. « Ne perdez pas de vue que les chasseurs de tête ont besoin de vivre. Leur confier un mandat de recherche si vous en avez le pouvoir, peut être judicieux pour qu’ils pensent à vous le moment venu », confie l’un d’entre eux sous couvert d’anonymat.

Faire parler de soi dans les bons cercles

Faire parler de soi, d’accord mais évidemment de manière positive. Répondez à des interviews dans la presse professionnelle, proposez des tribunes, participez activement à des tables rondes, prenez des responsabilités dans des organismes patronaux. Par exemple au Medef, au CJD, etc. « Être reconnu et actif au sein du syndicat professionnel de sa branche d’activité est aussi judicieux », conseille Jean-François Darmagnac, président du cabinet de chasse de têtes chez Mindfield Search. Être référencé dans la base Top Management France ou encore avoir sa biographie dans le très prestigieux Who’s who est aussi conseillé (mais pas facile facile). « Demandez à ce que l’on postule pour vous à l’Ordre National du Mérite ou de la Légion d’honneur. Le jour de la cérémonie, faites en sorte de vous faire remettre l’insigne par quelqu’un de connu. Ça pose un dirigeant », précise Thibaud Chalmin, chasseur de têtes chez Elysées Consultants. Si vous en avez les moyens, faites du mécénat pour l’AROP, la société des Amis du Musée du Louvre, la société des Amis du musée national d’art moderne Centre Pompidou, etc. « Les cocktails organisés donnent toujours lieu à de belles photos dans la presse », ajoute-t-il.

Mettre à jour ses données

Tous les chasseurs de têtes entretiennent d’étroites relations avec les associations des anciens des grandes écoles et universités. Donc faites connaître vos promotions à ces structures. Mettez également vos données à jour auprès de sites comme nomination.fr. Ces informations sont reprises dans de nombreux médias.

Travailler son référencement en ligne

Avec les responsabilités qui leur incombent, certains s’interrogent peut-être encore sur le bien-fondé de leur présence sur les réseaux sociaux en ligne. Erreur.Désormais tous les chasseurs de têtes consultent les profils des cadres dirigeants. « Inutile de faire des posts au kilomètre ou d’avoir un énorme vivier de contacts pour être repéré. Au contraire. Pour nous cela signifie que le candidat est très en demande et peut-être pas très occupé. Mieux vaut publier avec parcimonie », soutient Jean-François Darmagnac. Travailler également votre référencement sur les moteurs de recherche car les actionnaires (donc ceux qui actent l’embauche… ou pas) ne manqueront pas de vous googleliser. « Si parmi les 10 premières occurrences, il y a des informations négatives sur le candidat, c’est mal parti. Mais le candidat peut tout à fait  faire supprimer du contenu obsolète sur Google, voire faire jouer le droit à l’oubli », insiste Thibaud Chalmin.


Faire des candidatures spontanées

Envoyez votre CV (à jour) au cabinet de chasse de têtes mais n’en attendez pas forcément à une réponse. « Les rendez-vous de courtoisie, autrement appelés rendez-vous exploratoires sont rares mais possibles si le chasseur de têtes a besoin d’informations sur un secteur, si le cadre dirigeant –DRH et DG- peut être apporteur d’affaires ou si le candidat est fortement recommandé », précise Isabelle Mounier-Kuhn. Au pire, vous ne serez pas reçu mais ils intégreront votre candidature dans leur base de données. Donc rien à perdre. « Contactez également des investisseurs qui vont avoir besoin de recruter de nouveaux cadres dirigeants. Sur le site WhoGotfunded, vous trouverez toutes les sociétés en cours de recapitalisation avec le nom des investisseurs. Postulez directement auprès de ces derniers car ne perdez pas de vue que ce sont les actionnaires qui valident les candidats à ces fonctions », recommande Thibaud Chalmin. On le voit, se faire repérer par un chasseur de tête est un travail de longue haleine relativement chronophage. « Cela représente entre 10 et 15 % du temps de travail d’un cadre dirigeant », conclut-il. 

Cadre Emploi

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