Stress et recherche d'emploi

Attente, frustrations… On peut très vite se laisser gagner par le stress pendant sa recherche d’emploi. Cadremploi vous propose quelques conseils pour gérer cet afflux d’ondes négatives.

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Le temps qui passe, les réponses négatives (voire les non réponses), le changement de statut et parfois le décalage avec son entourage peuvent facilement vous happer dans une spirale négative. Un stress à l'origine de mauvaises décisions et qui peut même vous faire rater des opportunités. Nous avons donc interrogé des pros pour vous aider à gérer cette période. Des conseils qui ne sont pas à prendre au pied de la lettre puisque toutes les situations sont différentes et nécessitent des ajustements personnels en fonction de son parcours, de son histoire et de sa capacité à résister (et à appréhender) le stress

http://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-candidature/detail/article/comment-gerer-le-stress-en-periode-de-recherche-d-emploi.html



Assumer son statut 

Facile à dire comme ça dans l’absolu, mais passer du statut de salarié à celui de chercheur d’emploi n’est pas aisé. Au contraire. Tous les pros s’accordent à dire qu’il faut faire le deuil de son ancien poste et que cela peut prendre du temps. Passée cette première étape capitale, il faut assumer le fait d’être en recherche d’emploi. « Poser une étiquette positive sur sa situation en sachant l’expliquer clairement sans se justifier ni se plaindre permet d’évacuer du stress », plaide Philippe Hemmerlé, fondateur de CVfirst. Pour cela, élaborez un mini pitch que vous servirez à vos interlocuteurs sans rougir ni baisser les yeux et sans fuir. En formation, en reconversion, en repositionnement, en réflexion, etc… peu importe, mais soyez clair avec vous-même.

S’écouter

Pour passer un coup de fil à un contact réseau, un recruteur, etc… vous devez être en forme, vous sentir bien. « Si ce n’est pas le cas, mieux vaut reporter l’appel à plus tard. À l’inverse, si le premier coup de fil de la matinée se passe bien, vous aurez évidemment envie d’enchaîner. Donc ayez toujours sous le coude une liste précise de personnes à contacter. Quand vous vous sentez bien, continuez », suggère Isabelle Ruffin-Sathicq, associée au sein du cabinet L’Espace Dirigeants. Passer ses coups de fils debout, voire en marchant, permet par exemple à certains de se sentir moins compressés et donc plus à l’aise. « D’autres préfèrent téléphoner devant un miroir. À chacun de se créer les conditions optimum », ajoute-t-elle.

Apprendre à gérer les temps

« Organisez vos journées de recherche d’emploi comme vos anciennes journées de travail. Le matin, vous pouvez par exemple sortir prendre un café avec un ancien collègue ou un contact réseau, puis bosser de chez vous ou d’ailleurs, sur vos candidatures. Poursuivez avec un déjeuner à l’extérieur ou pas. Et passer l’après-midi à une activité réseau, recherche d’emploi, loisirs, ou bénévole », illustre Ana Fernandez, coach emploi. Le principal est de rythmer sa journée. « Par exemple, ne culpabilisez pas d’aller faire du sport. Si vous estimez que cela vous est bénéfique, profitez-vous à fond. Vous n’en serez que plus serein pour chercher un emploi », insiste Isabelle Ruffin-Sathicq, coach certifiée. En organisant ainsi vos journées, vous serez moins enclin à souffrir du décalage avec votre entourage en poste. Vous aussi, vous aurez des journées bien remplies. Vous devez également apprendre à gérer, le temps des recruteurs et de vos réseaux. « Le temps ne s’écoule pas de la même manière en recherche d’emploi qu’en entreprise. Entre l’envoi d’un CV et la date du premier entretien, il peut se passer un à deux mois, le temps de trier les candidats, de faire valider les derniers budgets, etc…. Pour un candidat, attendre un mois, c’est énorme. Comprendre ce décalage permet de se décharger du stress lié à l’attente de réponse », analyse Philippe Hemmerlé.

Ne pas être en situation d’attente

On vient de le voir, l’attente des réponses peut parfois être longue. Du coup, plutôt que d’attendre, passez à l’action. « C’est toujours celui qui reprend l’initiative qui marque des points. Donc relancez les recruteurs et/ou vos contacts réseau », conseille ce spécialiste de la recherche d’emploi.

Recenser ses succès

Lors d’un bilan de compétences, ou tout simplement sur un simple document, listez vos compétences et vos réussites. « Qu’est ce que je sais faire ? Qu’est-ce que j’ai réussi ? Qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Se poser les bonnes questions permet d’y voir plus clair et donc de modérer son stress », conseille Dan Guez, co-fondateur du cabinet OpenSourcing.

Multiplier les rencontres

L’isolement guette évidemment tout chercheur d’emploi qui n’ose plus sortir de chez lui par peur d’être montrer du doigt. En période de recherche d’emploi, il faut au contraire multiplier les rencontres réseaux pour discuter métier, expertise, marché, etc. « Ce qui stresse souvent dans ce type de démarche, c’est de se positionner comme un demandeur. Or, dites-vous que vous n’êtes pas là pour demander, mais au contraire pour donner », insiste Philippe Hemmerlé de CVfirst. Grâce à votre veille, vous pouvez par exemple partager votre savoir sur une nouvelle technologie ou une info toute fraîche sur un concurrent à votre interlocuteur. « Placez-vous en facilitateur, et vous verrez que la pression retombera des deux côtés », plaide Ana Fernandez.

Se préparer, se préparer, se préparer

Au risque d’enfoncer une porte ouverte, il convient de rappeler que préparer à fond un entretien d’embauche, est le meilleur moyen de s’apaiser et donc d’être le plus performant le jour J. « On n’est jamais assez prêt. Récemment, lors d’un débriefing, un de mes clients m’avouait qu’en entretien, il s’était rendu compte qu’il n’était pas assez au point sur le marché de l’entreprise recruteuse et sur ses concurrents », illustre Isabelle Ruffin-Sathicq. Donc évidemment, mettez en bouche votre discours et vos arguments mais enquêtez également à fond sur votre interlocuteur, son entreprise et son marché.

Être au clair sur le plan financier

Voilà un sujet qui dépend de la situation (et du patrimoine) financière de chacun. Se retrouver au chômage après avoir émargé à plus de 10 000 euros par mois ou à moins de 3 000 euros, n’aura évidemment pas les mêmes répercussions. Quoi qu’il en soit, plutôt que de fantasmer une situation critique qui n’arrivera peut-être jamais, posez les choses. « Dans notre livret d’accueil, on recommande d’emblée à nos clients de réaliser un budget prévisionnel avec leurs recettes, leur épargne, leurs charges, etc. Et, à partir de ça, établir le scénario du pire et un scénario normal. « Concrètement, je peux assumer jusqu’à telle date avec telles ressources. À partir de telle date, je devrais taper dans mon épargne ». S’obliger à voir les choses en face a une vertu apaisante et évite de s’angoisser pour rien », détaille Isabelle Ruffin-Sathicq. Enfin sur cette question financière, Philippe Hemmerlé insiste sur un point : « en période de recherche d’emploi, il est légitime de réduire certaines dépenses mais de préférence pas celles touchant à l’animation de son réseau, au risque de se replier sur soi ».  

Ne pas sur interpréter les réponses

Lire et relire une réponse négative génère davantage de questions (et donc de stress) que d’avancées. « Il est normal d’avoir des réponses négatives qui ne sont d’ailleurs pas toujours liées aux compétences du candidat. Plutôt que de se focaliser sur le refus, remerciez pour la réponse, conservez précieusement le contact, renvoyez lui un CV mis à jour, demandez sa recommandation en cas de nouvelle offre, etc. Un refus, c’est une étape pas une punition », conclut Philippe Hemmerlé. 

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